Le 4e séminaire professionnel de l’Aisccuf a eu lieu à Djibouti
Du 20 au 22 janvier 2026, Djibouti a accueilli le 4e séminaire professionnel de l’Association des institutions supérieures de contrôle (ISC) ayant en commun l’usage du français (Aisccuf).
Cet événement, qui avait pour thème central la transformation et la modernisation des ISC, a été inauguré par Ismahane Mahamoud Ibrahim, Première présidente de la Cour des comptes de Djibouti et présidente de l’Aisccuf, ainsi que par Natacha Rimbon, directrice des relations internationales, de l’audit externe et de la Francophonie de la Cour des comptes de France, qui assure le secrétariat général de l’association.

Dans son discours de bienvenue, la Première présidente de la Cour des comptes de Djibouti a souligné l’honneur fait à Djibouti d’accueillir ce rendez-vous international majeur, rappelant le rôle central des ISC dans le contrôle indépendant des finances publiques, la promotion de la bonne gouvernance, la transparence et la reddition des comptes.
Ismahane Mahamoud Ibrahim a mis en exergue l’engagement commun des membres de l’Aisccuf en faveur des normes internationales de l’Intosai, des valeurs de la Francophonie et du renforcement des capacités institutionnelles.
Elle a également insisté sur les profondes mutations auxquelles font face les ISC : réformes des finances publiques orientées vers les résultats, émergence de nouveaux acteurs, digitalisation des procédures, exigences accrues en matière de Droits de l’Homme et d’efficacité de l’action publique.
Autant de défis auxquels ce séminaire entendait apporter des réponses concrètes à travers l’échange, le partage d’expériences et des bonnes pratiques.

Près de 60 représentants de 16 ISC francophones y ont participé et échangé, lors de séances plénières, de tables rondes et d’ateliers, sur des sujets tels que la conduite du changement, la transformation digitale, et l’intégration des technologies innovantes dans les pratiques des ISC.
Les discussions ont notamment porté sur des enjeux cruciaux comme la sécurité des systèmes, l’intelligence artificielle, et la visualisation des données.

Parmi les intervenants internationaux notables, on peut citer Laila Moudden, Selma Karboul, Tasha Venayen Francis, de la Banque Mondiale, Freddy Ndjemba, directeur général adjoint en charge du département Gouvernance des ISC à l’Initiative pour le Développement de l’Intosai (IDI) et Bouasvan Bouasy, de la Délégation de l’Union européenne à Djibouti.
La présence de personnalités de haut niveau, telles que le ministre djiboutien de la Justice et des Affaires pénitentiaires, chargé des Droits de l’Homme, Ali Hassan Bahdon, le vice-président de l’Assemblée nationale djiboutienne, le secrétaire exécutif du portefeuille de l’État, des élus locaux ainsi que de nombreux représentants des institutions publiques et départements ministériels djiboutiens, l’ambassadeur de France à Djibouti, Jérôme Bresson, et la représentante permanente de l’OIF auprès de l’Union africaine, Néfertiti Mushiya Tshibanda, a souligné l’importance de ce séminaire pour la communauté internationale.

Le séminaire a également inclus des ateliers participatifs sur des sujets tels que l’inclusion du personnel des ISC dans les processus de modernisation et l’intégration des parties prenantes externes.
Les recommandations stratégiques formulées lors de ces ateliers visent à élaborer des feuilles de route de transformation adaptées aux différents contextes des ISC.




























