La Tunisie et Madagascar signent un accord de coopération bilatérale
En marge de l’audit des comptes du Comesa (Marché commun de l’Afrique orientale et australe), les cours des comptes de Tunisie 🇹🇳 et de Madagascar 🇲🇬 ont signé, le 17 juillet 2026 à Lusaka, en Zambie 🇿🇲, un accord de coopération bilatérale. Membres éminents de l’Aisccuf, les deux institutions supérieures de contrôle (ISC) ont choisi d’inscrire leur collaboration dans la durée.
L’accord a été paraphé par Fadhila Gargouri, vice-première présidente de la Cour des comptes de Tunisie et deuxième vice-présidente de l’Aisccuf, et Jean de Dieu Rakotondramihamina, Premier président de la Cour des comptes de Madagascar. Il traduit la volonté commune des deux institutions de bâtir un partenariat durable, fondé sur l’échange d’expériences, le partage de bonnes pratiques et le renforcement des compétences professionnelles.
Concrètement, cette coopération s’articulera autour de trois axes : l’organisation de formations conjointes, la conduite de missions d’assistance technique et le développement d’échanges professionnels entre les cadres des deux cours.

et Fadhila Gargouri, vice-première présidente de la Cour des comptes de Tunisie et deuxième vice-présidente de l’Aisccuf
La signature de Lusaka est intervenue au terme d’une séquence de travail commune. Depuis 2024, les ISC de Tunisie et de Madagascar siégeaient en effet au sein de la Commission des vérificateurs externes du Comesa (Covec), chargée, en vertu de l’article 169 du traité de 1993, d’émettre une opinion indépendante sur les états financiers de l’organisation et de ses institutions.
Réunies dans la capitale zambienne pour finaliser les rapports d’audit portant sur six entités du Comesa, les deux ISC y ont saisi l’occasion de sceller leur rapprochement. À cette même occasion, Fadhila Gargouri, présidente sortante de la Covec, en a transmis la présidence au directeur de l’institution supérieure de contrôle de Maurice 🇲🇺, Dr. Dharamraj Paligadu. Pour la Tunisie comme pour Madagascar, cet accord participe d’une démarche d’élargissement des partenariats internationaux et de renforcement de leur présence au sein de l’espace africain.
Au-delà des événements qu’elle organise, l’Aisccuf encourage les rapprochements bilatéraux entre ses membres, qui prolongent concrètement, sur le terrain, la dynamique de coopération francophone. En resserrant leurs liens, les cours des comptes de Tunisie et de Madagascar en offrent une nouvelle illustration et donnent corps à l’esprit qui anime l’Association : le partage d’expériences, le dialogue entre pairs et le renforcement mutuel des capacités, au service d’un contrôle des finances publiques indépendant et efficace.