La Cour des comptes du Royaume du Maroc devient secrétaire générale de l’Afrosai
La Cour des comptes du Royaume du Maroc assume désormais les fonctions du secrétariat général de l’Organisation africaine des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (Afrosai). Elle accueille le siège permanent de l’Organisation à Rabat.
Cette responsabilité lui a été confiée par les ISC membres de l’Afrosai lors de la 16ᵉ Assemblée générale, tenue à Tripoli, en Libye 🇱🇾, du 2 au 6 décembre 2024. Elle traduit la confiance placée par la communauté des ISC africaines dans l’institution supérieure de contrôle marocaine et dans la capacité du Maroc 🇲🇦 à porter ce mandat.

Le 30 avril 2025, un accord de siège a été signé entre le Gouvernement du Royaume du Maroc, représenté par le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, et l’Afrosai, représentée par Zineb El Adaoui, Première présidente de la Cour des comptes, en sa qualité de secrétaire générale de l’Organisation. Cet accord établit le cadre juridique, administratif et opérationnel des activités de l’Afrosai au Maroc.
Le 2 mai 2025, la Cour des comptes a officialisé la prise en charge effective du Secrétariat général, lors de la signature d’un protocole d’accord avec l’ISC de Libye, qui assurait précédemment le secrétariat de l’Organisation. La cérémonie était coprésidée par Khaled Ahmed Shekshek, Président de l’ISC libyenne et Président de l’Afrosai, et par Zineb El Adaoui.

En assumant ce rôle au sein du Bureau de l’Afrosai, aux côtés de la présidence et de la trésorerie, la Cour des comptes du Maroc contribue à faire de Rabat une plateforme continentale de référence pour la coopération entre ISC africaines, le partage des bonnes pratiques et le renforcement des capacités institutionnelles, dans le respect des normes internationales de contrôle du secteur public.
Des perspectives de complémentarités avec l’Aisccuf
Cette évolution présente potentiellement un intérêt particulier pour l’Aisccuf, dont la Cour des comptes du Maroc est un membre actif. Zineb El Adaoui entretient elle-même des liens étroits avec ses homologues au sein de la communauté francophone des ISC. Son accession aux fonctions de secrétaire générale de l’Afrosai instaure donc une passerelle naturelle entre les deux organisations.
D’autant que l’Afrique francophone représente une part significative des membres de l’Aisccuf. Nombre d’ISC africaines appartiennent simultanément aux deux organisations, ce qui offre un terrain concret pour des initiatives partagées : formations conjointes, échanges d’expertise, participation croisée à des événements, ou encore articulation de programmes de renforcement des capacités.
Pour l’Aisccuf, cette nouvelle configuration est donc l’occasion d’approfondir le dialogue avec l’Afrosai et d’explorer des formes de coopération structurée.
Les deux organisations partagent en effet des valeurs communes : indépendance des ISC, promotion de la bonne gouvernance, transparence dans la gestion des finances publiques.