Coopération entre pairs : Djibouti et le Maroc renforcent leurs liens

Les 13 et 14 juillet 2026, la Première présidente de la Cour des comptes de Djibouti 🇩🇯 et présidente de l’Aisccuf, Ismahan Mahamoud Ibrahim, s’est rendue à Rabat pour une visite de travail auprès de son homologue marocaine, Zineb El Adaoui, Première présidente de la Cour des comptes du Royaume du Maroc 🇲🇦. Les deux institutions supérieures de contrôle (ISC), membres de l’Aisccuf, ont choisi d’approfondir leur coopération.

L’Aisccuf réunit les ISC ayant en commun l’usage du français autour de valeurs partagées et d’une même volonté d’échanger entre pairs. Au-delà des événements qu’elle organise, l’Association favorise aussi les rapprochements bilatéraux entre ses membres, qui prolongent concrètement, sur le terrain, la dynamique de coopération francophone. La rencontre de Rabat en offre une illustration.

Durant deux jours, les deux ISC ont échangé sur leurs pratiques respectives et identifié plusieurs domaines d’intérêt commun. Pour la Cour des comptes de Djibouti, ces travaux s’inscrivent dans la mise en œuvre de son Plan stratégique 2025-2030 et de ses chantiers de modernisation. Les deux institutions ont exprimé le souhait de prolonger ces échanges dans un cadre de coopération structuré et durable, afin de traduire les orientations partagées en actions concrètes.

Cette coopération résonne également à l’échelle du continent. Les deux institutions occupent en effet des responsabilités importantes au sein des réseaux d’ISC : la Cour des comptes de Djibouti préside le Crefiaf (Conseil régional de formation des ISC d’Afrique francophone subsaharienne), tandis que la Cour des comptes du Maroc assure le Secrétariat général de l’Afrosai (Organisation africaine des institutions supérieures de contrôle des finances publiques) ainsi que celui de Jurisai (organisation internationale des ISC dotées de compétences juridictionnelles). Cette configuration ouvre des perspectives de synergies entre organisations et de coopération renforcée entre pairs africains et francophones. On relèvera par ailleurs que les deux cours des comptes sont dirigées par une femme.